Samedi 4 octobre 2008
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En ces
temps de crise bancaire, la France s'affole. Il semblerait que TF1 diffuse son lot de messages alarmistes (la France aurait-elle PEUR ?) qui précipitent les honnêtes citoyens vers les succursales
de Caisse d'Epargne récupérer leur économies menacées par les vils financiers qui spéculent avec l'argent qu'il ont gagné à la sueur de leur front. Devant la panique on peut légitimement se
demander : que font les politiques ?
L'économie n'a jamais trop été la tasse de thé de Sarkozy : on comprendra aisément son mutisme. Parti pour rechercher la croissance avec les dents, selon l'antienne
éprouvée depuis depuis plus de 50 ans : décrétons la croissance et les déficits vont se résorber par l'opération du Saint Esprit, donc plus besoin de se culpabiliser sur le financement de
la sécu, de la retraite, etc,... et le devenir de nos enfants. Mais voilà, les augures ne lui ont pas été favorables et il se retrouve piteusement englué dans la récession, mais chut... il
ne faut pas prononcer le mot. De ce silence assourdissant il est sorti récemment avec la gesticulation sécuritaire habituelle : trouvons les coupables et châtions la racaille de Wall Street qui a
eu l'outrecuidance de contrecarrer les plans du stratège visionnaire. Le confortable rideau de fumée, érigé par le protecteur des Français permettra à donc à chacun de déverser toute son
indignation sur les méchants qui s'en mettent plein les poches. En oubliant au passage que golden parachutes, octroi de stock-options, etc,... sont tout aussi légaux que le paquet fiscal, on
évitera de s'interroger sur les fondements de la crise. Donc haro sur les P-DG cupides, au Kärcher les golden boys et vive le Taser pour les traders...
Mais si les banquiers parlent de crise systémique, c'est quand même quelque part que le système (capitaliste ?) est atteint... Que le président bling-bling se
sente un peu gêné aux entournures n'a rien que de bien normal. Mais c'est précisément là que j'ai du mal à comprendre l'absence relative du petit facteur de Neuilly. Pour lui, cette histoire,
c'est quand même pain-bénit. Un coup d'oeil sur le site de la LCR montre pourtant que "Tintin" semble plus préoccupé par le sort de Jean-Marie Rouillan,
(oui, le leader historique de "Action Directe" et assassin de Georges Besse, l'ancien président de Renault) que par les conséquences de la crise financière. Mais que fait donc Besancenot
?
Par ErMa
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