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Y-a pas a dire : ce qui fait l'intérêt des voyages c'est le le caractère résolument nouveau, différent, singulier de ce que l'on voit par rapport à ce que l'on aurait pu imaginer. Question de quantité d'informations, notre pauvre petite tête ne pouvant faire mieux que de tourner en rond, ou presque.
Ce qui irremplaçable, donc, c'est le thrill, une sorte de sensation brute de fonderie, résultant de la superposition de la réalité qui nous saute au visage
avec la représentation que nous nous en sommes faite. Un exercice un brin dérangeant, la confrontation entre ce que nous voyons avec nos yeux et des réminiscences de Monet, Gainsborough, Turner,
Woody Allen, Hitckock, Dickens, Procol Harum, et j'en passe, bref le jamais-vu avec en toile de fond une sorte de déjà-vu.
Londres, donc. Ville traversée il y a très longtemps, lors d'un séjour de perfectionnement linguistique type "à nous les petites anglaises" de laquelle ne survivaient que quelques souvenirs épars très-très défraîchis.
Première surprise : il fait beau. Au delà du Londres monumental classique : Saint Paul's Cathedral, Buckingham, Westminster Palace (impressionnant tout de même)... l'impression prégnante d'une ville tournée vers le futur avec ses nouveautés : le London Eye, Millennium Bridge, Canary Wharf. Pas spécialement propre ni apprêtée. Pas de splendeurs architecturales conservées dans la naphtaline, à la manière des villes muséifiées bien de chez nous. L'underground, n'est pas franchement top, Oxford Street un peu crade, ceinturée de palissades derrière lesquelles de mystérieux travaux sont en cours, et bien moins classieuse que les Champs. Au fil de la balade on passe d'un coin du monde à un autre : Chine, Inde, Pakistan, etc,... pour retrouver ensuite les classiques maisons proprettes, sagement alignées au calme.
Hyde Park (immense) présente le charme discret de la nature domestiquée mais pas trop, Portobello Road semble si provinciale et, last but not the least, aux abords de Tower Bridge, on constate que la Tamise est soumise au phénomène des marées. Court alors ce frisson qui nous relie à l'image de ce monde disparu mais qui se prolonge maintenant, un monde où des clippers partaient de la capitale Britannique pour rayonner vers le monde entier.
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