Partager l'article ! Lyon, 7ème, premier jour de septembre: Ambiance furieusement post-industrielle. Le point de jonction entre deux mondes. ...

Ambiance furieusement
post-industrielle. Le point de jonction entre deux mondes.
L'ancien qui se meurt : entrepôts désaffectés, hangars devenus muets. On devine qui s'effacent sous les outrages du temps des anciennes affiches délavées d'il y a bien longtemps : savon Cadum, chocolat Meunier, Byrrh, Dubo, Dobon, Dubonnet... Derrière les palissades, les reliquats de la vie d'avant, tombés en déshérence : des trottoirs défoncés, l'herbe qui grignote le bitume aux interstices.
Et le nouveau, des résidences pour "seniors", des buildings flambant neufs pour familles urbaines hyperactives qui poussent comme des champignons. Cabanons de vente, pavillons témoins, le logo du promoteur. Dans le hall d'un appart'hôtel des cadres désoeuvrés consultent leurs e-mails en regardant la nuit tomber. Est venue la période de l'année où la fraîcheur gagne et où la lumière s'éteint à des heures devenues plus raisonnables. De nouveau les lampadaires s'allument et laissent apercevoir l'étoile du Berger qui scintille violemment à l'occident, près de l'endroit où le soleil a disparu.
La loi des contrastes reprend ses droits. Le monde, un instant en suspens, se remet à bouger.
Oui, la rentrée s'amorce et l'on voit des étudiants africains un peu paumés émergeant de la station du métro. Ils arpentent l'avenue Jean Jaurès à la recherche du bâtiment du CROUS en traînant derrière eux de lourdes valises à roulettes.
Il est neuf heures, je rentre chez moi.
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figure donc vraisemblable de trader de trait pur en les combats en scrotum, le forex, les matières préalables (or, somme, pétrole) et aussi les indicateurs remisiers (cac40, Nasdaq) aussi bien à la
hausse que au recul.