Atelier d'écriture

Publié le par ErMa


Samedi dernier, atelier d'écriture à la maison. Pour la première fois, nous voici tous réunis : Christine, Chantal, Manue, Elise, Frédérique, Claude, Thomas, Stéphane et moi. Sans oublier bien sûr Floriane, notre sympathique et dévouée animatrice, qui nous soumet au jeu du Je et à l'implacable portrait chinois.

Je dois dire que  je n'avais jamais eu l'occasion de réfléchir à moi-même, du moins sur ces bases, aussi cet exercice où il s'agit (quand même) de se dévoiler m'a laissé quelque peu perplexe et  dépourvu d'imagination, ce que j'ai d'ailleurs mentionné dans le texte. Quant au portait chinois, il s'apparentait un peu, vu l
es circonstances, au supplice du même nom.

Bref, voici ce que j'ai commis dans le feu du l'action. Cet exercice mériterait pour moi d'être approfondi devant une feuille blanche en tête à tête avec moi-même, peut-être sur un intervalle de temps un peu plus long.
 

J'aime/J'aime pas
J'aime la première respiration, dehors le matin.
J'aime pas les narcissiques, les violents, les arrogants et les grincheux.
J'aime la bière, le pain et les sardines à l'huile.
J'aime pas me promener sous la chaleur en plein soleil.
J'aime pas les fourbes, les faux-culs et les flatteurs.
J'aime prendre ma liberté quand c'est nécessaire.
J'aime pas les histoires drôles pas drôles.
J'aime quand on me demande mon avis.
J'aime pas être pris au dépourvu.
J'aime pas trop les chanteurs à textes, ou alors il faut qu'ils soient vraiment bons.
J'aime pas ceux qui parlent pour ne rien dire.
J'aime ceux qui ne parlent pas et qui ont des choses à dire.
J'aime la glace à la vanille.
J'aime quand ça fait de bonnes vibrations.
J'aime les paradoxes.
J'aime le cinéma russe des années 80.
J'aime infiniment les très très bons écrivains comme Albert Camus ou Julien Gracq.
J'aime pas le jeu pour l'argent.
J'aime bien qu'on m'explique où je vais.
J'aime pas les charlatans.
J'aime la science, la fiction et la science-fiction.


Portrait chinois

Si j'étais une onomatopée, je serais : Ouf,... mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir dire ?
Si j'étais une partie du corps, je serais les yeux, bien sûr, mais pourquoi pas le pied, pour te botter le derrière...
Si j'étais une catastrophe naturelle, je serais l'Orage, m'as tu vu une fois en colère ?
Si j'étais un arbre, je serais un saule pleureur, il a le bras long et les pieds hors de l'eau...
Si j'étais un animal, je serais un alligator. Pour l'œil immobile qui dépasse et te fixe, juste au dessus de la ligne de flottaison.
Si j'étais un métier, je serais un architecte, pour tirer les ficelles.
Si j'étais un tableau, je serais « Mystère et mélancolie d'une rue » de Giorgio de Chirico, pour le jeu violent d'ombres et de lumières, et la vérité qui gît au détour d'une rue.

 

Publié dans Ecrire

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