Going back to my roots

Retour au Havre, à l'occasion du mariage de ma nièce, un certain nombre d'années (je ne dirai pas combien) après avoir quitté cette ville où j'ai passé toute ma jeunesse,
Depuis le temps, tout a bien changé. J'avais connu le temps de la glaciation post-soviétique, tendance béton, murs gris, crachin quotidien, et voici que tout se dévoile sous l'apparence beaucoup plus sympathique du tableau de Monet représenté ci-dessus.
Même l'architecture d'Auguste Perret apparaîtrait presque esthétique. Le long de l'avenue Foch, les arbres ont poussé. La perspective s'ouvre sur la mer, ce jour bleu étincelant (mais oui,...) et le promeneur curieux ne manquera pas de remarquer, sur les murs de certains immeubles, des piliers discrètement incongrus, des curieux moulages, qui évoqueraient presque des bas-reliefs antiques.
Chemin faisant, on apprend que ceci n'a pas échappé à certains qui y croyaient vraiment, puisque la cité est désormais inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Certes, la ville, traditionnellement, profondément ouvrière, est toujours divisée. Les riches familles : négociants en café, coton, etc,... (dont le maire actuel est originaire) continuent de régner en maîtres discrets, et les classes populaires se débattent toujours dans les mêmes difficultés : un taux de chômage toujours élevé, des fermetures d'entreprises, des quartiers "difficiles", mais quand même...
... on sent depuis quelques années un souffle nouveau. Le label "Station Balnéaire" (Glop(*)), un casino (Pas Glop), la mise en place du projet "Port 2000" (Glop), la montée en flèche du prix de l'immobilier (pas Glop)...
Le Havre, c'est (quand même) l'histoire d'une renaissance... A méditer les soirs de cafard.
(*) le lecteur averti n'aura pas manqué de remarquer l'allusion au journal "Pif le chien", très en vogue à l'époque...