Livres - I

Publié le par ErMa

Je me suis donné comme objectif de faire une critique ultra-rapide des derniers ouvrages que j'ai lus, afin de pas abuser de la patience de l'éventuel lecteur(trice) Voici le résultat :

"La station de l'Agnelle" et "Dix jours sans voir la mer" de Jean Claude Dunyach - recueils de nouvelles.

Parus aux - remarquables - éditions l'Atalante. Je les ai achetés lors de la dernière édition des "Imaginales" à Epinal. En plus de son activité d'écrivain, Jean-Claude Dunyach travaille à ses heures perdues comme informaticien chez Airbus.

Chacun des deux ouvrages s'ouvre sur une première nouvelle, splendide, qui donne le titre à l'ensemble. La première nous fait pénétrer dans les arcanes d'une station spatiale abandonnée - dont on aura compris que le nom fait référence à une célèbre famille d"industriels italiens contemporains -. Une ambiance funèbre règne. Comment en est-on arrivé là ?...

Quant à la seconde, dans la lignée de "Sécheresse" de James Ballard ou "Un cantique pour Leibowitzn" de Walter M. Miller, elle nous fait parcourir une Terre dévastée dont les océans sont réduits à quelques flaques en cours d'évaporation. Dans chacun des cas, le thème est classique, mais traité de façon originale avec beaucoup de poésie, ce qui détonne par rapport au style utilitaire employé en général dans ce domaine. Malheureusement, la suite n'est pas à l'avenant et on se perd peu à peu dans les méandres de la pensée de l'auteur dont j'avoue ne pas avoir trouvé toutes les clés.

"Versus" de Antoine Chainas.

Polar pseudo-crépusculaire, qui oscille entre le gore et le franchement cucul sans jamais trouver le juste milieu. Malgré l'épaisseur du bouquin (539 pages), l'intrigue réussit le tour de force d'être à la fois alambiquée et ridiculement mince. Le thème? Un flic genre "dur-de-chez-dur" part en guerre contre les méchants pédophiles, mais comme il n'est lui même pas très clair, allez-savoir... Chemin faisant il rencontre une jeune-femme-meurtrie-par-la-vie et son coeur de dur-de-dur se met à fondre, ce qui nous vaut quelques îlots d'une mièvrerie assez consternante dans un océan de considérations que l'on pourrait qualifier en étant indulgent de "brutes de décoffrage". Bref, cet ouvrage, pourtant apparemment bien documenté, ne met même pas mal à l'aise comme certaines critiques le mentionnent, on n'y croit pas une seconde...

 

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