Kennedy et moi
"Kennedy et moi" de Jean-Paul Dubois - Points.Samuel Polaris, survit oisivement dans sa villa au bord de la mer. Écrivain de seconde zone, il a disjoncté lors d'une interview télévisée. Questionné par un journaliste policé, il a commencé par garder le silence pendant une durée interminable, puis a fini par pousser un long beuglement sauvage. Depuis, stérilité totale, vide abyssal de l'existence. Sa femme, Anna (bien sûr) fréquente assidûment un ORL timoré, pour des séances qui n'ont rien de médical. Ses geeks de fils jumeaux l'ignorent superbement et sa fille a apparemment choisi une voie d'un conformisme révoltant en fréquentant un fils de famille, apprenti dentiste.
Au fil du récit, on suit l'itinéraire de Samuel, depuis l'achat d'un revolver (pourquoi ?), en passant par des séances chez son psychiatre, une entrevue avec son dentiste qu'il va mordre sauvagement (pourquoi ?) jusqu'à la rédemption finale, ou ce qui en tient lieu. On découvrira au passage ce que vient faire Kennedy dans cette histoire.
Un nouveau Jean-Paul Dubois, sans surprise, cynique, grinçant, féroce, et encore plus anti-odontologique que les précédents.