Ceci n'est pas un roman
"Le marché des amants" de Christine Angot - Le Seuil. Le dernier truc qui n'avait pas encore été essayé (du moins à ma connaissance,...) vient de sortir. La recette : sortir avec un mec de préférence médiatiquement connu, garder trace (bande son, autre méthode) de ce qu'on s'est dit, sans rien cacher, sans rien changer, mettre ça par écrit et dire que ça va faire le nouveau roman à succès.
Pourquoi pas ? A priori plus c'est gros plus ça marche.
Alors moi, quand même, je dis STOP, donc, désolé Madame Angot :
- parce que la description des préférences sexuelles de Doc Gynéco ne m'intéresse pas vraiment,
- parce que vos pseudo-méditations sur la "différence" et le choc des cultures m'ont laissé de marbre,
- parce que votre style brouillon, faussement rhétorique - l'emploi systématique de l'imparfait,... - me déplaît,
- parce que votre narcissisme exhibitionniste m'exaspère,
- parce que je n'aime pas trop les poncifs et les lieux communs, surtout quand on prétend en faire de la littérature.
Je n'ai pas aimé ce bouquin. Vraiment pas.
Étant toutefois un garçon sérieux, je me suis efforcé de le finir, pour que ma critique puisse tendre vers un minimum de crédibilité. Mais il m'a fallu, je dois le dire, une certaine dose d'abnégation.
J'avais entendu dire que ce texte était basé sur l'histoire de la relation entre un rappeur Sarkoziste et une écrivaine controversée. Je n'y ai vu qu'un ramassis de considérations futiles et sans aucun intérêt. Naïvement j'ai cherché sous quel masque "fictionnel" pouvait se cacher Bruno Beausir (et non pas Bruno Triste Sire), alias Doc Gynéco et j'ai constaté avec consternation qu'il s'appelait dans le livre ... Bruno Beausir alias Doc Gynéco, quant à Christine A., l'"héroïne", je vous laisse le soin de deviner son "pseudonyme". Pas mal, pour un ouvrage paru dans la collection "Fiction et Cie"...
Consternant donc. Certains intellos branchouilles croient pourtant discerner dans les écrits de la dame le déploiement d'un nouveau style littéraire : "auto-fiction", récit "métafictif", etc,.. En ce qui me concerne, je n'y ai vu que manque de recul, voyeurisme, prétention, insignifiance. S'il n'y avait qu'un seul intérêt à l'ouvrage, ce serait à titre de contre-exemple : ce qu'il convient de ne pas faire pour espérer produire un roman digne d'intérêt.
Non, pour reprendre une phrase prononcée pendant la dernière campagne électorale, "Doc Gynéco n'est pas André Malraux", ce à quoi on pourrait ajouter : ... et Christine Angot pas Marceline Desbordes-Valmore.
Pourquoi pas ? A priori plus c'est gros plus ça marche.
Alors moi, quand même, je dis STOP, donc, désolé Madame Angot :
- parce que la description des préférences sexuelles de Doc Gynéco ne m'intéresse pas vraiment,
- parce que vos pseudo-méditations sur la "différence" et le choc des cultures m'ont laissé de marbre,
- parce que votre style brouillon, faussement rhétorique - l'emploi systématique de l'imparfait,... - me déplaît,
- parce que votre narcissisme exhibitionniste m'exaspère,
- parce que je n'aime pas trop les poncifs et les lieux communs, surtout quand on prétend en faire de la littérature.
Je n'ai pas aimé ce bouquin. Vraiment pas.
Étant toutefois un garçon sérieux, je me suis efforcé de le finir, pour que ma critique puisse tendre vers un minimum de crédibilité. Mais il m'a fallu, je dois le dire, une certaine dose d'abnégation.
J'avais entendu dire que ce texte était basé sur l'histoire de la relation entre un rappeur Sarkoziste et une écrivaine controversée. Je n'y ai vu qu'un ramassis de considérations futiles et sans aucun intérêt. Naïvement j'ai cherché sous quel masque "fictionnel" pouvait se cacher Bruno Beausir (et non pas Bruno Triste Sire), alias Doc Gynéco et j'ai constaté avec consternation qu'il s'appelait dans le livre ... Bruno Beausir alias Doc Gynéco, quant à Christine A., l'"héroïne", je vous laisse le soin de deviner son "pseudonyme". Pas mal, pour un ouvrage paru dans la collection "Fiction et Cie"...
Consternant donc. Certains intellos branchouilles croient pourtant discerner dans les écrits de la dame le déploiement d'un nouveau style littéraire : "auto-fiction", récit "métafictif", etc,.. En ce qui me concerne, je n'y ai vu que manque de recul, voyeurisme, prétention, insignifiance. S'il n'y avait qu'un seul intérêt à l'ouvrage, ce serait à titre de contre-exemple : ce qu'il convient de ne pas faire pour espérer produire un roman digne d'intérêt.
Non, pour reprendre une phrase prononcée pendant la dernière campagne électorale, "Doc Gynéco n'est pas André Malraux", ce à quoi on pourrait ajouter : ... et Christine Angot pas Marceline Desbordes-Valmore.