Quitter le monde
"Quitter le monde" de Douglas Kennedy - Belfond. Le dernier titre de Douglas Kennedy, dont je suis devenu un accro presque inconditionnel, à tel point que je n'ai en général pas la patience d'attendre la réédition en livre de poche pour me procurer l'ouvrage.
Il est ici question de l'histoire de Jane (que l'auteur raconte à la première personne, et je suis toujours bluffé par la facilité avec laquelle il arrive à se couler dans des personnage féminins), fille d'un père dont elle découvrira qu'il est un escroc ayant caché son jeu pendant une grande partie de sa vie et d'une mère aigrie et rancunière. Après de brillantes études à Harvard, elle s'engagera dans une carrière universitaire après un bref passage dans des activités de trading pour "faire de l'argent". Elle y fera la connaissance d'un sémillant professeur de littérature avec lequel... Bon je m'arrête là pour ne pas dévoiler le reste. On peut juste compléter en disant qu'un drame arrivera dans sa vie, et que cette épreuve douloureuse sera, après une période de désespoir aigu (d'où le titre du livre) l'occasion d'un nouveau départ, bref quelque chose comme une renaissance.
C'est du DK archétypal, on y retrouve les ingrédients habituels qui font son univers : les parents névrosés incapables d'apporter de l'amour à leurs enfants, les frustrations, la trahison, les machinations déroulées avec précision et un sens puissant de la construction, la fuite, etc,... sans oublier, de façon plus prosaïque l'habituel inventaire façon comptable du patrimoine de l'héroïne ou encore la désormais traditionnelle séquence d'entrée dans une nouvelle maison avec réfection des papiers peints, etc,... Et bien sûr en toile de fond une critique acerbe de certains codes et de l'étroitesse de vue de certaines strates de la société bien-pensante "made in US".
Quelque chose de solide et bien connu donc, que j'ai savouré sans modération, avec délectation et bonne humeur. Je dois pourtant confesser avoir éprouvé une certaine frustration. Même si le livre est construit à la manière habituelle avec une certaine inertie pour que se mettent en situation les personnages et un rythme qui s'accélère dans les derniers chapitres j'ai quand même trouvé que Doug avait cette fois-ci poussé le bouchon un peu trop loin, à tel point que la fin paraît carrément bâclée, comme si l'auteur, pressé par sa maison d'édition avait dû se déployer pour assurer sa livraison dans les délais. C'est pourtant dommage car Douglas Kennedy affronte à sa façon au travers du thème du suicide et de la rédemption un domaine tout de même important et intéressant avec une certaine profondeur, mais qui passe malheureusement au second plan.
Une sensation mi-figue mi raisin après avoir tourné la dernière page. Pas tout à fait une déception, mais quand même. J'attends donc le suivant avec avec impatience.
Il est ici question de l'histoire de Jane (que l'auteur raconte à la première personne, et je suis toujours bluffé par la facilité avec laquelle il arrive à se couler dans des personnage féminins), fille d'un père dont elle découvrira qu'il est un escroc ayant caché son jeu pendant une grande partie de sa vie et d'une mère aigrie et rancunière. Après de brillantes études à Harvard, elle s'engagera dans une carrière universitaire après un bref passage dans des activités de trading pour "faire de l'argent". Elle y fera la connaissance d'un sémillant professeur de littérature avec lequel... Bon je m'arrête là pour ne pas dévoiler le reste. On peut juste compléter en disant qu'un drame arrivera dans sa vie, et que cette épreuve douloureuse sera, après une période de désespoir aigu (d'où le titre du livre) l'occasion d'un nouveau départ, bref quelque chose comme une renaissance.
C'est du DK archétypal, on y retrouve les ingrédients habituels qui font son univers : les parents névrosés incapables d'apporter de l'amour à leurs enfants, les frustrations, la trahison, les machinations déroulées avec précision et un sens puissant de la construction, la fuite, etc,... sans oublier, de façon plus prosaïque l'habituel inventaire façon comptable du patrimoine de l'héroïne ou encore la désormais traditionnelle séquence d'entrée dans une nouvelle maison avec réfection des papiers peints, etc,... Et bien sûr en toile de fond une critique acerbe de certains codes et de l'étroitesse de vue de certaines strates de la société bien-pensante "made in US".
Quelque chose de solide et bien connu donc, que j'ai savouré sans modération, avec délectation et bonne humeur. Je dois pourtant confesser avoir éprouvé une certaine frustration. Même si le livre est construit à la manière habituelle avec une certaine inertie pour que se mettent en situation les personnages et un rythme qui s'accélère dans les derniers chapitres j'ai quand même trouvé que Doug avait cette fois-ci poussé le bouchon un peu trop loin, à tel point que la fin paraît carrément bâclée, comme si l'auteur, pressé par sa maison d'édition avait dû se déployer pour assurer sa livraison dans les délais. C'est pourtant dommage car Douglas Kennedy affronte à sa façon au travers du thème du suicide et de la rédemption un domaine tout de même important et intéressant avec une certaine profondeur, mais qui passe malheureusement au second plan.
Une sensation mi-figue mi raisin après avoir tourné la dernière page. Pas tout à fait une déception, mais quand même. J'attends donc le suivant avec avec impatience.