La colère de Dieu
C'est avec incrédulité que je referme le numéro 3052 de Télérama paru ce jour... Quoi ! "Aguirre, la colère de Dieu", le chef d'oeuvre ultime et définitif du cinéma RESSORT EN SALLE... Voyons donc : sur fond de musique lancinante signée Popol Vuh, Don Lope de Aguirre, alias Klaus Kinski, mène son expédition à la conquête de l'Eldorado, et le prologue planant qui accompagne la plongée depuis les contreforts des Andes vers la jungle amazonienne n'est que le début d'une longue descente aux enfers.
Ah ! Violence, vanité, poursuite de chimères... tout de la vie et de la folie des hommes est dit dans ce film, qui peut se comprendre à plusieurs niveaux : métaphore sur l'histoire du IIIème Reich ? Eloge de l'individu primordial ?... Il n'est pas dans mes intentions d'en dévoiler la fin, quoique... (comment tout celà peut-il bien se terminer d'après vous ?), mais le journal de cette longue quête restera comme l'une des plus intenses expériences cinématographiques de mon existence. S'exprime là dedans une puissance symbolique hors du commun qui n'est pas sans rappeler 'heart of darkness" de Joseph Conrad. La génèse du film fut d'ailleurs une histoire en elle même tant la personnalité "difficile" de Kinski (c'est un euphémisme) et les conditions dantesques du tournage contribuèrent à mettre en péril l'entreprise menée par Werner Herzog.
Mais le résultat est là. Blasphématoire. Fascinant. Fulgurant. Hallucinant. La première séance au cinéma, quelques années après la sortie (datant de 1972) fut un choc. Depuis, j'ai bien entendu fait l'acquisition du DVD, converti ledit DVD en fichiers DivX, MPEG2 pour un accès plus facile depuis mon ordi (je ne compte plus le nombre de fois où j'ai revu le film). Mais bien entendu je serai de sortie au ciné la semaine prochaine, promis...
Mais le résultat est là. Blasphématoire. Fascinant. Fulgurant. Hallucinant. La première séance au cinéma, quelques années après la sortie (datant de 1972) fut un choc. Depuis, j'ai bien entendu fait l'acquisition du DVD, converti ledit DVD en fichiers DivX, MPEG2 pour un accès plus facile depuis mon ordi (je ne compte plus le nombre de fois où j'ai revu le film). Mais bien entendu je serai de sortie au ciné la semaine prochaine, promis...